Un goût sucré sur la fin
Ce travail a été conçu pour une «capsule» de la Halle Nord à Genève, un
lieu d’exposition défini comme suit: «Halle Nord s’est démultiplié avec la
création de Capsule-s, deux espaces vitrés visibles de l’extérieur. Halle Nord
élargit ainsi sa surface d’exposition en exploitant les vitres de son bureau
et de son dépôt. Ces deux espaces dynamisent le lieu, offrent à voir un paysage varié de la création actuelle en interrogeant un public élargi, celui des amateurs, mais également celui des passants qui traversent les Halles de l’île sans entrer dans l’espace d’exposition.»
J’ai ainsi construit une grille en bois sur laquelle j’ai posé des plaques en sucre coulé, réalisant un vitrail représentant une scène inspirée du paléoart. Les artistes de ce genre (qui existe encore aujourd’hui) cherchent à représenter le plus fidèlement possible la vie préhistorique en observant les avancées scientifiques. Ils ont toutefois une marge de liberté leur permettant d’exprimer leur propre vision du monde. Cela est particulièrement vrais de peintres actifs dans les années 70 comme Charles Knight, Elly Kish et Zdenek Burian, qui m’ont beaucoup inspiré pour ce travail. Iels se sont efforcés représenter un passé révolu avec le même regard que celui des auteur-es de science-fiction, qui pensent un futur qui n’a pas encore eu lieu.

Sans chemise, sans pantalon

Organisé par Brigida Bocini et Sylvain Gelewski dans le cadre du Musée sans bâtiment de Yona Friedman (real. Nader Seraj), au Sculpture Garden (cur. Balthazar Lovay)
Avec des drapeaux de Basile Dinbergs, Agathe Frasson-Cochet, Paul Hutzli, MACACO Press, Trystan Matthey, des micro-éditions de la HEAD–Genève’s et le collectif La soupe
sculpturegarden.ch/events

White Lite
Exposition personnelle à Duplex accompagnée par le commissariat de Rémi Dufay, Genève

Pour ce projet, j’ai travaillé sur l’espace de présentation de mon travail.
J’ai construit un white cube en papier mâché dans l’espace d’exposition,
m’inspirant des artisanats carnavalesques.
J’ai ainsi créé un espace rectangulaire (hauteur: 2 mètres 20, largeur:
3 mètres, longeur: 5 mètres 30) soutenu par une structure en bois
permettant la mise en place de murs en papier mâché blanc en son
intérieur. Comme un décor de théâtre, la structure ainsi que le revers
des murs demeuraient visibles de l’extérieur. J’ai accordé une attention
particulière à des détails comme les prises électriques.
Cet espace était pourvu de son propre système d’éclairage, rendant
inutile celui de l’espace d’exposition, que j’ai éteint. La lumière révélait à
l’intérieur la blancheur opaque du papier mâché tandis qu’elle générait
à l’extérieur des transparences similaires aux lanternes du carnaval de
Bâle. Le contraste entre l’intérieur et l’extérieur de l’espace créait une
expérience immersive.
Le spectateur était invité à y voir mes travaux, présentés à la manière
d’une exposition classique.