Candy Island

Solo show at Halle Nord, Geneva

«Candy Island» est une construction que j’ai réalisée à la Halle Nord. Elle visait à proposer une expérience immersive au public en lui laissant découvrir son intérieur coloré, composé de vitraux en sucre rétroéclairés par des néons.

La forme de la construction et le paysage que représentaient les vitraux en sucre étaient inspirés de l’île Rousseau, située près du pont du Mont-Blanc à Genève. Cette île est un espace entre-deux: havre de paix avec ses arbres et ses oiseaux, son harmonie «naturelle» est troublée par le centre-ville qui l’entoure de ses grandes enseignes lumineuses, ses magasins et ses voitures qui circulent incessamment sur le pont du Mont-blanc. C’est aussi un lieu emblématique de Genève, qui doit son existence à la fortification de l’entrée lacustre de la ville il y a cinq siècles.

Ces éléments étaient traités plastiquement à travers le sucre isomalte qui ressemblait à du verre et les néons qui imitaient la lumière du jour (donnant l’impression d’une lumière naturelle alors que l’espace était une grande boîte lumineuse). Ils créaient, face aux vitraux représentant une «nature» préservée et peuplée d’oiseaux qui illustraient l’harmonie de l’île, une atmosphère pétrie d’illusions, renvoyant aussi à des contes populaires comme Hänsel et Gretel.

White Lite
Exposition personnelle à Duplex accompagnée par le commissariat de Rémi Dufay, Genève

Pour ce projet, j’ai travaillé sur l’espace de présentation de mon travail. J’ai construit un white cube en papier mâché dans l’espace d’exposition, m’inspirant des artisanats carnavalesques. J’ai ainsi créé un espace rectangulaire (hauteur: 2 mètres 20, largeur: 3 mètres, longeur: 5 mètres 30) soutenu par une structure en bois permettant la mise en place de murs en papier mâché blanc en son intérieur. Comme un décor de théâtre, la structure ainsi que le revers des murs demeuraient visibles de l’extérieur.

J’ai accordé une attention particulière à des détails comme les prises électriques. Cet espace était pourvu de son propre système d’éclairage, rendant inutile celui de l’espace d’exposition, que j’ai éteint. La lumière révélait à l’intérieur la blancheur opaque du papier mâché tandis qu’elle générait à l’extérieur des transparences similaires aux lanternes du carnaval de Bâle. Le contraste entre l’intérieur et l’extérieur de l’espace créait une expérience immersive. Le spectateur était invité à y voir mes travaux, présentés à la manière
d’une exposition classique.